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Qu’est-ce que le plein emploi en réalité ?





Le 25 février dernier, le chômage en France était de 7.7%.


Est-ce que le plein emploi signifie une situation où il n’y a plus aucun chômeur ? La réponse est non car cela n’est pas possible.


Dans toute économie, il existe un chômage dit « frictionnel », incompressible. En effet, nous ne pouvons pas avoir aucun chômeur. Il existera toujours des travailleurs entre deux emplois suite à un licenciement ou une démission ou à la recherche de leur premier emploi à la sortie de l’école.


Dans les pays développés, le taux de chômage incompressible serait compris entre 3 et 5%.


Cela veut clairement dire qu’un plein emploi est considéré tel à partir du moment où le taux de chômage est en dessous de 5%.


Et pourtant, peut-on dire alors qu’un pays comme les Etats-Unis, dont le taux de chômage est proche de 4% est au plein emploi ? Pas forcément !


Si les économistes définissent le plein emploi comme étant l’utilisation de presque toute la main d’œuvre disponible dans l’économie, il faut tenir compte du taux d’activité.

Ce dernier correspond au nombre d’actifs (employés + chômeurs) que l’on divise par le nombre de personnes en âge de travailler. Si ce taux d’activité diminue alors cela aura un impact positif sur le taux de chômage car celui-ci est inversement corrélé au taux d’activité.


Nous comprenons ici que si le taux d’activité évolue à la baisse comme à la hausse, cette évolution faussera ainsi l’évolution de la situation réelle du marché du travail.

Pour observer réellement le marché du travail, il est plus intéressant de s’attarder sur le taux d’emploi qui correspond au rapport entre le nombre de personnes ayant un emploi et le nombre de personnes en âge de travailler.


Aux Etats-Unis, le taux d’emploi a peu augmenté alors que le taux de chômage a drastiquement diminué de plus de 50%. Si vous regardez juste le taux de chômage, vous constatez alors que la situation aux Etats-Unis est excellente suite à sa baisse remarquable. Pourtant, si vous regardez le taux d'emploi, le constat n'est pas le même.


Un dernier élément permettrait d’affiner la réalité du concept du chômage. Il faudrait y ajouter les personnes qui voudraient occuper un emploi, mais qui ont renoncé faute de recherches sérieuses ou parce qu'elles ne sont pas disponibles pour en occuper un. On parle ici du « Halo du chômage ».


Nous pouvons donc en conclure que si le taux de chômage reste un indicateur utile pour évaluer la situation de l’emploi, il est indispensable de le compléter par d’autres éléments de mesure pour mieux cerner la réalité du marché du travail.


L'équipe BDC.



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