En location nue, les travaux qui dépassent vos loyers viennent réduire votre revenu global imposable — pas seulement vos revenus fonciers. Un des rares leviers qui échappe au plafonnement des niches fiscales.
Quand vos charges déductibles excèdent vos revenus fonciers, le déficit qui en résulte remonte jusqu'à votre revenu global.
Au régime réel, vous déduisez travaux, taxe foncière, assurance, charges de copropriété. Quand ce total dépasse les loyers, vous êtes en déficit foncier.
Ce déficit s'impute d'abord sur vos loyers, puis, jusqu'à 10 700 € par an, sur votre revenu global (salaires, BIC, pensions). D'où une économie immédiate.
L'excédent au-delà du plafond n'est pas perdu : il se reporte sur vos revenus fonciers des 10 années suivantes.
Renseignez vos loyers annuels, le montant des travaux déductibles et votre tranche marginale : le simulateur estime votre économie d'impôt de la première année.
Estimation pédagogique 2026 : plafond d'imputation sur le revenu global de 10 700 € (21 400 € pour une rénovation énergétique sortant une passoire, prorogé jusqu'au 31/12/2027), économie calculée avec les prélèvements sociaux de 17,2 % sur les loyers effacés. Hors intérêts d'emprunt (déductibles des seuls revenus fonciers). Ne remplace pas une étude fiscale personnalisée.
Le déficit foncier est réservé à la location nue déclarée au réel. Le meublé (LMNP) et le micro-foncier en sont exclus. La SCI à l'IR y donne droit, pas la SCI à l'IS.
Entretien, réparation, amélioration sont déductibles. Construction, reconstruction et agrandissement ne le sont pas : c'est la principale source de litige avec l'administration.
Le bien doit rester loué jusqu'au 31 décembre de la 3ᵉ année suivant l'imputation. Une vente ou un passage en meublé avant ce terme entraîne la reprise de l'avantage.
Pour les travaux qui font sortir un logement de la classe E, F ou G vers A, B, C ou D, le plafond d'imputation sur le revenu global est doublé, à 21 400 € par an. Ce dispositif, initialement prévu jusqu'à fin 2025, a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances 2026. Il faut deux DPE (avant et après travaux) pour prouver le saut de classe. Avec l'interdiction progressive de louer les passoires thermiques (G depuis 2025, F en 2028), c'est une fenêtre où l'on rénove pour rester conforme et faire financer une partie des travaux par l'économie d'impôt.
Le déficit foncier est une déduction du revenu, pas une réduction d'impôt : il n'entre donc pas dans le plafonnement global des niches fiscales de 10 000 € (article 200-0 A du CGI). Il se cumule sans limite avec un PER, un investissement outre-mer, un emploi à domicile… C'est ce qui en fait un levier de choix pour les contribuables déjà fortement optimisés.
Travaux, taxe foncière, assurance, charges de copropriété : c'est cette fraction du déficit qui peut remonter sur le revenu global, dans la limite du plafond.
Les intérêts ne s'imputent jamais sur le revenu global : ils sont déductibles des seuls revenus fonciers. On les fait donc absorber les loyers, pendant que les travaux créent le déficit imputable.
La force du déficit foncier tient à sa rigueur. Les points sensibles : la qualification des travaux (une amélioration est déductible, un agrandissement non — un rescrit peut sécuriser les cas limites), la conservation des DPE avant/après pour le plafond doublé, le respect du délai de location de 3 ans avant toute revente, et l'étalement des travaux sur plusieurs exercices pour saturer le plafond chaque année. Nous chiffrons la stratégie, calons le calendrier des travaux et sécurisons les justificatifs, en lien avec votre expert-comptable.
Un bailleur perçoit 8 000 € de loyers en location nue et engage 40 000 € de travaux déductibles sur un bien à rénover. Voici l'effet dès la première année.
Illustration 2026 (TMI 41 %) : les 8 000 € de loyers sont d'abord effacés (économie IR + 17,2 % de PS), puis 10 700 € s'imputent sur le revenu global (économie à 41 %), et 21 300 € sont reportés sur les revenus fonciers des 10 années suivantes. En rénovation énergétique, le plafond de 21 400 € accélérerait encore l'économie. Chiffres indicatifs.
Plus votre tranche est élevée (41 % ou 45 %), plus l'imputation sur le revenu global rapporte. Le déficit foncier vise d'abord les hauts revenus.
Déjà propriétaire bailleur, vous cherchez à neutraliser une fiscalité foncière lourde tout en valorisant votre bien par des travaux.
Acheter un bien classé F ou G, souvent décoté, pour le rénover : vous cumulez plafond doublé, mise aux normes et plus-value à la revente.
Qualification des travaux, calendrier d'étalement, articulation avec l'emprunt et les autres dispositifs, sécurisation des justificatifs : nous construisons la stratégie et la coordonnons avec votre expert-comptable.
Être rappeléC'est le résultat négatif obtenu quand, en location nue au régime réel, vos charges déductibles (travaux, taxe foncière, assurance, charges de copropriété) dépassent vos loyers. Ce déficit s'impute d'abord sur vos revenus fonciers, puis, dans une limite annuelle, sur votre revenu global — ce qui réduit directement votre impôt.
10 700 € par an sur le revenu global (hors intérêts d'emprunt). Ce plafond est porté à 21 400 € pour les travaux de rénovation énergétique faisant sortir le logement d'une classe E, F ou G. L'excédent au-delà du plafond se reporte sur les revenus fonciers des 10 années suivantes.
Un rehaussement temporaire : pour les travaux de rénovation énergétique qui font passer un logement d'une classe E, F ou G à A, B, C ou D, le plafond d'imputation double, à 21 400 € par an. Prévu à l'origine jusqu'à fin 2025, il a été prorogé jusqu'au 31 décembre 2027 par la loi de finances 2026. Deux DPE (avant et après) sont exigés.
Les travaux d'entretien, de réparation et d'amélioration (réfection de toiture, isolation, remplacement de fenêtres, mise aux normes électriques…). En revanche, les travaux de construction, reconstruction ou agrandissement ne sont pas déductibles. La frontière amélioration/agrandissement est la principale source de contentieux : un rescrit peut la sécuriser.
La fraction du déficit qui dépasse le plafond d'imputation sur le revenu global n'est pas perdue : elle se reporte sur vos revenus fonciers des 10 années suivantes. C'est pourquoi le déficit foncier s'inscrit dans une stratégie pluriannuelle, souvent avec un étalement des travaux.
Non. Les intérêts d'emprunt ne sont déductibles que des revenus fonciers, jamais du revenu global. En pratique, on les laisse absorber les loyers, tandis que les travaux et autres charges créent le déficit imputable sur le revenu global.
Le logement doit rester loué (en nu) jusqu'au 31 décembre de la 3ᵉ année suivant celle de l'imputation du déficit sur le revenu global. Une vente, un passage en meublé ou un arrêt de location avant ce terme entraîne la reprise de l'avantage, sauf exceptions (licenciement, invalidité, décès).
Non, et c'est un atout majeur. Le déficit foncier est une déduction du revenu imposable, pas une réduction d'impôt : il échappe au plafonnement global des niches fiscales de 10 000 €. Il se cumule donc sans limite avec un PER, un dispositif outre-mer, un emploi à domicile, etc.
Le déficit foncier est incompatible avec la location meublée (LMNP) : il faut louer nu au réel. Sur un même bien, il est aussi incompatible avec une réduction Pinel ou Denormandie. En revanche, rien n'empêche de détenir plusieurs biens et d'affecter chacun à un dispositif distinct.
Pour les contribuables à tranche marginale élevée (41 % ou 45 %) disposant de revenus à effacer, et pour les propriétaires bailleurs souhaitant valoriser un bien par des travaux — en particulier une passoire thermique décotée à rénover, qui cumule plafond doublé, mise aux normes et potentiel de plus-value.

Bonnet & Doyen Conseil est enregistré auprès de l'ORIAS sous le numéro 22001113.

Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.