Louer un logement meublé change tout : les loyers relèvent des BIC, et le régime réel permet d'amortir le bien. Résultat, des revenus locatifs souvent peu ou pas fiscalisés pendant quinze à vingt ans.
La location meublée n'est pas du revenu foncier mais du bénéfice industriel et commercial (BIC) — avec, au réel, l'arme de l'amortissement.
Un logement équipé pour y vivre (couchage, cuisine, rangements…) relève des BIC. Les loyers y sont souvent plus élevés qu'en nu, la demande locative forte.
Le micro-BIC applique un abattement forfaitaire (simple mais brut). Le réel déduit les charges réelles et, surtout, amortit le bien.
Au réel, l'amortissement comptable du bâti et du mobilier vient effacer une grande part du résultat imposable — souvent jusqu'à zéro.
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Estimation pédagogique 2026 : micro-BIC avec abattement de 50 % (longue durée) ou 30 % (tourisme non classé) ; régime réel avec amortissement estimé (bâti hors terrain + mobilier) et charges forfaitisées, hors intérêts d'emprunt. Prélèvements sociaux de 17,2 %. Le résultat réel dépend du plan d'amortissement et des charges effectives. Ne remplace pas l'analyse d'un comptable.
Un abattement de 50 % (longue durée, plafond 77 700 €) ou 30 % (tourisme non classé, plafond 15 000 €), sans comptabilité. Pratique, mais souvent moins avantageux : dans la majorité des cas, le réel gagne.
Déduction des charges réelles (intérêts, taxe foncière, assurance, gestion) et surtout amortissement du bien. Presque toujours plus avantageux dès qu'il y a un crédit. En contrepartie : une comptabilité à tenir.
Au réel, on déduit chaque année une fraction de la valeur du bien, comme s'il se « consommait » : le bâti (hors terrain, non amortissable, estimé à 15-25 % de la valeur) et le mobilier. Cet amortissement, absent du micro-BIC, vient s'ajouter aux charges pour réduire le résultat imposable, souvent jusqu'à zéro, pendant 15 à 20 ans. Il ne peut pas créer de déficit — la fraction non utilisée se reporte sans limite de durée. C'est ce mécanisme qui fait du LMNP l'un des rares placements immobiliers à revenus quasi non fiscalisés.
Depuis le 15 février 2025 (loi de finances 2025), les amortissements déduits au réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente : le prix d'acquisition retenu est diminué des amortissements pratiqués, ce qui augmente la plus-value imposable. Les abattements pour durée de détention (exonération après 22 ans d'IR, 30 ans de PS) restent applicables. Deux exceptions notables : les résidences services (étudiantes, seniors, EHPAD) en sont exclues, et surtout, une donation ou une succession purge la plus-value — neutralisant totalement la réintégration. Le LMNP conserve donc tout son intérêt en détention longue et en logique de transmission.
Deux mondes fiscaux distincts, deux leviers différents. Le bon choix dépend du bien et de l'objectif.
Loyers plus élevés, amortissement qui neutralise l'impôt sur les revenus. Idéal pour générer un complément peu fiscalisé, notamment en résidence services ou pour la retraite.
Pas d'amortissement, mais le déficit foncier permet d'imputer les travaux sur le revenu global. Le bon choix pour un bien à rénover et un contribuable fortement imposé.
On reste loueur non professionnel tant que les recettes meublées ne dépassent pas 23 000 € par an, ou restent inférieures à 50 % des revenus du foyer. Si l'on franchit ces deux seuils à la fois, on bascule automatiquement en loueur professionnel (LMP), avec des cotisations sociales (environ 35 %) bien plus lourdes que les 17,2 % de prélèvements sociaux du LMNP. Autre point souvent oublié : la CFE, due chaque année même si le résultat est nul. Un suivi annuel de la composition des revenus évite toute bascule subie.
Un investisseur loue un studio meublé 12 000 € par an, financé à crédit. Au régime réel, charges et amortissement effacent les loyers imposables.
Illustration 2026 (TMI 30 %, bien financé à crédit) : l'amortissement du bâti et du mobilier, ajouté aux intérêts d'emprunt et aux charges, neutralise le résultat imposable. Au micro-BIC, 50 % des loyers restaient taxables, soit 6 000 € (environ 2 832 € d'impôt et prélèvements sociaux). Chiffres indicatifs, à confirmer avec un comptable.
L'amortissement au réel neutralise l'impôt sur les loyers pendant des années : c'est le placement immobilier de rendement le plus efficace fiscalement.
Un ou plusieurs meublés dont les loyers tombent nets d'impôt constituent un excellent complément de revenus futurs.
Donation et succession purgent la plus-value : le LMNP, transmis plutôt que revendu, échappe à la réintégration des amortissements.
Arbitrage micro-BIC / réel, plan d'amortissement, choix du bien et du support, stratégie de sortie et de transmission : nous construisons votre projet LMNP et le suivons dans la durée, avec un comptable spécialisé.
Être rappeléLe statut de loueur en meublé non professionnel s'applique aux particuliers qui louent un logement meublé sans dépasser certains seuils. Les revenus relèvent des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), avec deux régimes possibles : le micro-BIC (abattement forfaitaire) ou le réel (déduction des charges et amortissement du bien).
Le micro-BIC est simple (abattement de 50 % en longue durée) mais forfaitaire. Le réel déduit les charges réelles et amortit le bien : il est presque toujours plus avantageux dès qu'il existe un crédit, car les intérêts s'ajoutent à l'amortissement. Le micro ne se justifie que pour un bien détenu sans crédit et avec très peu de charges.
C'est la déduction comptable, chaque année, d'une fraction de la valeur du bien (hors terrain, non amortissable) et du mobilier, pour tenir compte de leur usure. Cet amortissement réduit le résultat imposable, souvent jusqu'à zéro, pendant 15 à 20 ans. Il ne peut pas créer de déficit : la part non utilisée se reporte sans limite.
Depuis le 15 février 2025, les amortissements déduits au réel sont réintégrés dans le calcul de la plus-value à la revente (le prix d'acquisition retenu est diminué des amortissements), ce qui augmente la plus-value imposable. Les abattements pour durée de détention restent applicables. Les résidences services en sont exclues, et une donation ou une succession purge la plus-value, neutralisant la réintégration.
En meublé (LMNP), on bénéficie de loyers plus élevés et de l'amortissement qui neutralise l'impôt sur les revenus. En nu, pas d'amortissement, mais le déficit foncier permet d'imputer les travaux sur le revenu global. Le meublé vise le rendement peu fiscalisé ; le nu, la rénovation d'un bien par un contribuable fortement imposé.
Pour la location meublée longue durée, l'abattement est de 50 % jusqu'à 77 700 € de recettes. Pour un meublé de tourisme non classé, la loi Le Meur a ramené l'abattement à 30 % et le plafond à 15 000 €. Au-delà de ces seuils, le régime réel s'applique obligatoirement.
Les revenus LMNP restent soumis aux prélèvements sociaux de 17,2 % : la hausse à 18,6 % de 2026 ne concerne que le capital mobilier (dividendes, intérêts). Au régime réel avec un résultat nul, l'impact est déjà nul. Des cotisations sociales SSI n'apparaissent qu'en cas de bascule en loueur professionnel (LMP).
On devient loueur professionnel (LMP) lorsque les recettes meublées dépassent 23 000 € par an ET représentent plus de 50 % des revenus du foyer fiscal. Les deux conditions doivent être réunies. La bascule entraîne l'assujettissement aux cotisations sociales SSI (environ 35 %), d'où l'importance d'un suivi annuel.
Au micro-BIC, non : l'administration applique l'abattement automatiquement. Au régime réel, une comptabilité complète est nécessaire (liasse fiscale, plan d'amortissement) : le recours à un expert-comptable spécialisé, dont les honoraires (environ 500 à 1 500 € par an) sont déductibles, est vivement recommandé.
Pour les investisseurs cherchant un revenu locatif peu fiscalisé, ceux qui préparent un complément de retraite, et ceux qui raisonnent transmission (donation/succession purgeant la plus-value). Les résidences services, exclues de la réintégration des amortissements, restent particulièrement adaptées.

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