Chaque euro versé sur un Plan d'Épargne Retraite est déduit de votre revenu imposable. Pour un dirigeant fortement fiscalisé, c'est le levier le plus puissant pour réduire son impôt tout en construisant sa retraite.
Le PER fonctionne en trois temps, dont le premier est immédiat : la déduction fiscale.
Chaque euro versé sort de votre revenu imposable. À TMI 41 %, un versement de 10 000 € vous « coûte » réellement 5 900 € : l'État finance le reste.
L'épargne est investie et capitalise sans frottement fiscal jusqu'à la retraite. Elle reste bloquée, sauf cas de déblocage prévus par la loi.
À la retraite, vous récupérez tout en capital (en une fois ou fractionné) ou en rente. La fiscalité de sortie se pilote pour rester douce.
Ajustez votre effort d'épargne, l'horizon et le rendement : découvrez le capital constitué à la retraite et l'impôt économisé chaque année grâce à la déduction.
Estimation pédagogique : intérêts composés sur versements constants, hors frais et fiscalité de sortie. L'économie d'impôt correspond au versement annuel multiplié par votre TMI, dans la limite de votre plafond de déduction disponible. Résultats indicatifs, ne valant pas conseil personnalisé.
Le montant déductible dépend de votre statut et de vos revenus. Les indépendants disposent du plafond le plus généreux du droit fiscal français.
10 % des revenus professionnels N-1, plafonnés à 10 % × 8 PASS. Plancher garanti de 4 710 €, même à faibles revenus (art. 163 quatervicies).
10 % du bénéfice + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS. Le plafond le plus élevé, en contrepartie d'une retraite obligatoire plus faible (art. 154 bis).
Les plafonds non utilisés ne sont pas perdus : ils se reportent, désormais sur 5 ans (contre 3 auparavant) pour les plafonds nés à partir de 2026.
L'avantage fiscal ne fait pas tout : c'est l'allocation à l'intérieur du plan qui construit le capital. En architecture ouverte, nous sélectionnons librement les meilleurs supports du marché — notamment des ETF à frais réduits — sans être liés à une maison de gestion.
L'horizon retraite se prête aux marchés actions : grandes capitalisations, thématiques, international, en gestion active sélectionnée ou indicielle.
Obligations d'État et d'entreprises : du rendement de taux et un amortisseur, à renforcer à mesure que la retraite approche (sécurisation progressive).
Les ETF répliquent un indice (CAC 40, MSCI World…) à des frais très inférieurs aux fonds classiques — un atout majeur sur un horizon long. Nous retenons les meilleurs.
Depuis la loi PACTE, le PER offre une liberté totale de sortie. Le choix — et son rythme — déterminent la fiscalité finale.
La part correspondant à vos versements déduits est imposée au barème de l'impôt sur le revenu ; les plus-values au prélèvement forfaitaire (~ 30 %). Fractionner permet de lisser l'impôt.
La rente viagère est imposée au barème selon le régime des pensions (abattement de 10 %). Adaptée si vous recherchez un complément régulier et sécurisé.
L'achat de la résidence principale et cinq accidents de la vie (invalidité, décès du conjoint, surendettement, fin de droits, cessation d'activité) permettent de débloquer avant la retraite.
Le PER n'est vraiment gagnant que si votre TMI à l'entrée est supérieure à votre TMI à la sortie. Vous déduisez à 41 % pendant votre vie active, puis vous récupérez le capital à un taux plus faible à la retraite : l'écart est votre gain net. À l'inverse, si votre fiscalité reste élevée à la retraite, l'avantage s'érode — d'où l'importance de calibrer les versements et de fractionner la sortie. En pratique, le PER prend tout son sens dès une TMI de 30 % en activité.
Un dirigeant verse 500 € par mois sur son PER pendant 20 ans, avec un rendement moyen de 4 %. Résultat : un capital constitué — et un impôt réduit chaque année.
Illustration simplifiée (intérêts composés, hors frais et fiscalité de sortie ; économie d'impôt = 6 000 € versés × 30 % de TMI). Le capital et l'économie réels dépendent des supports choisis, des frais et de votre plafond de déduction.
Plus votre fiscalité est élevée et votre retraite obligatoire faible, plus l'effet de levier est fort.
Dès une TMI de 30 % — et surtout à 41 ou 45 % —, la déduction transforme un impôt subi en épargne pour vous.
Retraite obligatoire plus faible, mais plafond de déduction jusqu'à 88 911 € : le PER comble l'écart tout en défiscalisant fortement.
Le capital peut être débloqué pour l'achat de votre résidence principale : une épargne défiscalisée qui garde un usage concret.
Nous déterminons votre plafond exact, arbitrons l'entrée et la sortie selon votre fiscalité, et sélectionnons les meilleurs contrats en architecture ouverte.
Être rappeléLe Plan d'Épargne Retraite est une enveloppe d'épargne long terme. Vos versements volontaires sont déduits de votre revenu imposable à l'entrée, l'épargne capitalise à l'abri jusqu'à la retraite, puis vous récupérez le capital ou une rente. Il a remplacé les anciens PERP, Madelin et article 83 depuis 2020.
Un salarié peut déduire jusqu'à environ 37 680 € (10 % des revenus N-1 plafonnés à 10 % × 8 PASS), avec un plancher de 4 710 €. Un TNS bénéficie du plafond de l'article 154 bis, jusqu'à 88 911 € (10 % du bénéfice + 15 % de la fraction entre 1 et 8 PASS), avec un plancher de 4 806 €. Les plafonds non utilisés se reportent désormais sur 5 ans.
Oui, particulièrement. Le dirigeant dispose souvent d'une TMI élevée et, s'il est TNS, d'une retraite obligatoire limitée. Le PER répond aux deux : il réduit fortement l'impôt à l'entrée et reconstitue des droits retraite, avec un plafond de déduction pouvant atteindre 88 911 €.
L'économie correspond à votre versement multiplié par votre tranche marginale d'imposition. À TMI 30 %, un euro versé « coûte » 0,70 € ; à 41 %, 0,59 € ; à 45 %, 0,55 €. Verser 10 000 € à TMI 41 % représente 4 100 € d'impôt en moins l'année du versement.
Oui. Depuis la loi PACTE (2019), la sortie 100 % en capital est possible, en une fois ou de façon fractionnée, ou bien en rente viagère, ou encore un mélange des deux. C'est l'un des grands atouts du PER par rapport à l'ancien Madelin.
En capital, la part correspondant aux versements déduits est imposée au barème de l'impôt sur le revenu, et les plus-values au prélèvement forfaitaire (environ 30 %). En rente, la rente est imposée au barème selon le régime des pensions (abattement de 10 %). Fractionner la sortie permet de limiter l'impôt et de rester sous les seuils des hauts revenus.
Dans six cas prévus par la loi : l'achat de la résidence principale, et cinq accidents de la vie (invalidité, décès du conjoint ou partenaire, surendettement, expiration des droits au chômage, cessation d'activité non salariée suite à liquidation judiciaire).
Pas systématiquement. Il est gagnant si votre TMI à l'entrée est supérieure à votre TMI à la sortie. Si votre fiscalité reste aussi élevée à la retraite, l'avantage s'érode (effet « boomerang »). En règle générale, le PER prend tout son sens dès une TMI de 30 % en activité, avec une sortie fractionnée.
Deux points notables : le report des plafonds de déduction non utilisés passe de 3 à 5 ans (pour les plafonds nés à partir de 2026), et les versements effectués après 70 ans ne sont plus déductibles.
Ce sont deux outils complémentaires. Le PER offre la déduction à l'entrée mais bloque l'épargne jusqu'à la retraite ; l'assurance-vie reste disponible à tout moment et est très efficace pour la transmission. Un dirigeant combine souvent les deux : le PER pour défiscaliser, l'assurance-vie pour la souplesse et la succession.

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Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.