Prendre part au capital d'entreprises non cotées, aux côtés de gérants qui les font grandir : c'est la classe d'actifs la plus performante sur longue période. En contrepartie d'une immobilisation et d'un risque qu'il faut accepter en connaissance de cause.
Le private equity investit dans des sociétés non cotées. Son rendement supérieur s'explique — et se paie par une liquidité réduite.
Vous financez des PME et ETI non cotées, en croissance ou en transmission (LBO), via des fonds gérés par des professionnels du capital-investissement.
Capital bloqué, gestion active, accès à des dossiers hors marché : ces trois facteurs expliquent une performance historiquement au-dessus des actions cotées.
Via un fonds diversifié (FCPR, FPCI) pour mutualiser, ou en club deal pour co-investir directement dans une opération ciblée aux côtés d'un gérant.
Le private equity ne se résume pas à un rendement annuel affiché. Trois notions à saisir avant de se lancer.
Le multiple (MOIC) indique combien de fois la mise est récupérée ; le TRI, lui, intègre le temps. À TRI égal, le multiple varie fortement selon le rythme des appels de fonds et des distributions : les deux ne se déduisent pas mécaniquement l'un de l'autre.
Les premières années, les frais et les jeunes participations pèsent : la valeur recule souvent avant de progresser, à mesure que les sociétés mûrissent puis sont revendues. La performance se matérialise à la sortie, pas en continu.
Le capital est bloqué sur toute la vie du fonds et ne verse aucun revenu récurrent. C'est la contrepartie de la prime d'illiquidité — à n'engager qu'avec des sommes dont vous n'aurez pas besoin d'ici l'échéance.
Chez Bonnet & Doyen Conseil, nous privilégions un ticket d'au moins 100 000 € pour accéder au non-coté ; en deçà, d'autres solutions sont souvent plus pertinentes.
Trois portes d'entrée, du plus accessible au plus sélectif, selon votre patrimoine et votre appétence.
Fonds agréé par l'AMF, accessible dès 1 000 €, investi à au moins 50 % en non-coté. Le plus diversifié et le plus liquide à souscrire.
Ticket minimum de 100 000 € (seuil réglementaire), portefeuille plus concentré, stratégies plus fines. Réservé aux profils qualifiés.
Investir dans une opération précise aux côtés d'un gérant, avec des frais réduits et une performance visée maximale. Tickets élevés, sélection exigeante.
Le private equity offre deux familles d'avantages fiscaux — rarement cumulables. Le bon choix dépend de votre objectif.
Plus-values exonérées d'impôt sur le revenu après 5 ans de conservation (seuls les prélèvements sociaux de 18,6 % restent dus). L'avantage majeur pour capitaliser dans la durée.
Certains fonds (FIP, FCPR éligibles) ouvrent droit à une réduction d'impôt de 18 à 25 % du versement, dans la limite des plafonds. Les FCPI, eux, ont disparu fin 2025.
Loger des unités de compte de private equity dans un contrat (dès ~30 000 €) permet de capitaliser et de bénéficier de la fiscalité douce de l'assurance-vie et de sa transmission.
Une société soumise à l'IS peut, sous conditions, bénéficier d'un taux réduit de 15 % sur les plus-values de FCPR fiscaux — utile pour une holding.
Après la vente de son entreprise via une holding, le dirigeant doit réinvestir une partie du produit pour conserver le report d'imposition de la plus-value. Or les FCPR et FPCI éligibles figurent parmi les remplois qualifiants. Réinvestir dans le non-coté permet ainsi de différer l'impôt tout en cherchant du rendement. La loi de finances 2026 a durci les règles (quota de 70 %, délai de 36 mois, conservation 5 ans) : le montage doit être sécurisé fonds par fonds, ce que nous vérifions systématiquement.
Toutes les entreprises financées ne réussissent pas. Le capital investi n'est pas garanti et peut être partiellement, voire totalement, perdu.
L'argent est immobilisé pendant toute la vie du fonds. La sortie anticipée, quand elle existe, se fait sur un marché secondaire avec une forte décote.
L'écart de performance entre gérants est considérable. Accéder aux meilleures équipes et diversifier ses millésimes est la clé — et c'est là que le conseil compte.
Pour donner à votre patrimoine une exposition à l'économie réelle non cotée, avec un potentiel de rendement supérieur aux marchés cotés.
Le réinvestissement en FCPR/FPCI éligibles sécurise votre report d'imposition (150-0 B ter) tout en faisant travailler le produit de la vente.
Une part de votre patrimoine dont vous n'aurez pas besoin avant 8 à 10 ans, et pour laquelle vous acceptez le risque en échange du rendement.
Nous ouvrons l'accès à des fonds de premier plan, vérifions l'éligibilité fiscale fonds par fonds, et calibrons votre exposition dans une allocation patrimoniale d'ensemble.
Être rappeléLe private equity, ou capital-investissement, consiste à investir dans des entreprises non cotées en Bourse, via des fonds gérés par des professionnels ou en direct. Selon la maturité des sociétés visées, on parle de capital-risque (startups), capital-développement (PME en croissance) ou LBO (rachat d'entreprises matures).
Le private equity français a délivré un TRI net d'environ 12,4 % sur 10 ans, contre 8,9 % pour le CAC 40 sur la même période (France Invest). Ce sont des moyennes historiques : le rendement n'est pas garanti, la dispersion entre fonds est forte, et le capital peut être perdu.
Le FCPR est ouvert au grand public dès environ 1 000 €, avec un cadre réglementaire protecteur. Le FPCI est réservé aux investisseurs avertis, avec un ticket minimum de 100 000 €, un portefeuille plus concentré et des stratégies plus pointues. La fiscalité de sortie est proche pour les deux.
Un club deal réunit plusieurs investisseurs pour co-investir directement dans une opération précise (une entreprise, un actif), aux côtés d'un gérant. Les frais sont réduits et la performance visée élevée, mais les tickets sont importants et la diversification plus faible qu'en fonds : la sélection du dossier est déterminante.
Les FCPR et FPCI dits « fiscaux » exonèrent d'impôt sur le revenu les plus-values réalisées après 5 ans de conservation ; seuls les prélèvements sociaux, portés à 18,6 % par la LFSS 2026, restent dus. Hors régime fiscal, les gains relèvent du PFU de 31,4 %. En assurance-vie, c'est la fiscalité du contrat qui s'applique.
Oui, via l'IR-PME : certains fonds (FIP, FCPR éligibles) ouvrent droit à une réduction d'impôt de 18 à 25 % du montant investi, dans la limite des plafonds de niches. À noter : les FCPI, historiquement associés à cet avantage, ont été supprimés fin 2025.
Après la vente de sa société via une holding, le dirigeant doit réinvestir une partie du produit pour conserver le report d'imposition de l'article 150-0 B ter. Les FCPR et FPCI éligibles font partie des remplois qualifiants : on différe l'impôt tout en cherchant du rendement. La loi de finances 2026 a renforcé les conditions (quota 70 %, délai 36 mois).
Oui, sous forme d'unités de compte, à partir d'environ 30 000 €. L'enveloppe permet de capitaliser sans fiscalité annuelle et de profiter de la fiscalité douce de l'assurance-vie après 8 ans, ainsi que de ses atouts de transmission — au prix de frais de gestion et d'une performance parfois inférieure au non-coté détenu en direct.
Trois principalement : le risque de perte en capital (parfois total), l'illiquidité (capital bloqué 8 à 10 ans), et le risque de sélection (l'écart de performance entre gérants est considérable). La diversification des fonds, des millésimes et des stratégies est essentielle pour maîtriser ces risques.
Pour un patrimoine conséquent, une allocation de 10 à 25 % au private equity est courante, à condition de n'y placer que des sommes dont on n'aura pas besoin avant l'échéance. Nous privilégions un ticket d'au moins 100 000 €, puis un renforcement progressif en diversifiant les fonds et les millésimes.

Bonnet & Doyen Conseil est enregistré auprès de l'ORIAS sous le numéro 22001113.

Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.