Une fois le capital remonté dans la holding en quasi-franchise d'impôt, reste la vraie question : où l'investir ? Immobilier, private equity, titres cotés, contrat de capitalisation — chaque classe d'actifs a sa logique et sa fiscalité à l'IS.
À l'IS, les règles changent : amortissement de l'immobilier, quasi-exonération des dividendes et plus-values de participations, mais imposition annuelle de certains placements financiers.
Grâce au régime mère-fille et à l'apport-cession, la holding dispose d'un capital quasi complet — bien plus qu'un particulier après flat tax.
Immobilier, participations, titres cotés, capitalisation : le rendement net dépend autant de la fiscalité IS que du support lui-même.
La holding est un outil de long terme. Tant que le capital reste investi, l'impôt personnel est différé.
Choisissez une classe d'actifs : logique, fiscalité à l'IS, horizon et point de vigilance. De quoi comparer les grands leviers avant d'en discuter avec nous.
Présentation pédagogique et non exhaustive. La fiscalité réelle dépend de votre structure, de vos objectifs et de votre horizon ; chaque allocation se calibre au cas par cas.
Le mère-fille ramène l'imposition des dividendes remontés à 1,25 %, contre 31,4 % en direct.
Les plus-values de cession de titres de participation (2 ans) sont exonérées à 88 % — ≈ 3 % d'IS effectif.
À l'IS, l'amortissement du bien réduit fortement le résultat imposable pendant la détention.
Une société à l'IS ne souscrit pas d'assurance-vie : le relais est le contrat de capitalisation.
Les plus-values latentes de certains OPCVM sont taxées chaque année, ce qui freine la capitalisation.
Tout ce qui reste dans la holding échappe au PFU — jusqu'à une distribution personnelle.
La holding excelle pour réinvestir et faire croître un patrimoine. Si votre besoin est de consommer les revenus, l'avantage se limite au différé d'impôt.
Chaque euro non fiscalisé continue de travailler. Sur 10 ou 15 ans, l'écart de capitalisation avec un investissement en direct devient considérable.
Si vous devez sortir la trésorerie pour vos besoins personnels, le PFU de 31,4 % s'applique à la distribution : le gain se limite alors au temps gagné.
Votre holding cède une participation opérationnelle détenue depuis plus de 2 ans et réalise 500 000 € de plus-value. Selon le régime, l'impôt n'a rien à voir.
Illustration simplifiée (IS 25 %, quote-part de 12 % sur la plus-value brute). Hors sociétés à prépondérance immobilière, soumises à des règles spécifiques.
Il faut un capital à faire travailler et un horizon. Sans projet de réinvestissement, la structure ajoute de la complexité pour peu de gain.
Vous venez de vendre et disposez d'un capital dans la holding (apport-cession) : l'allocation devient le cœur du sujet.
Vos sociétés dégagent des excédents : plutôt que les laisser dormir, la holding les déploie sur plusieurs classes d'actifs.
Vous pensez patrimoine sur 10 ans et plus : la capitalisation en quasi-franchise fait toute la différence dans la durée.
Nous construisons une allocation cohérente entre immobilier, private equity, titres et capitalisation, calibrée sur votre horizon et votre fiscalité. Sans frais d'entrée, en architecture ouverte.
Être rappeléUne holding à l'IS peut investir dans l'immobilier (souvent via une SCI à l'IS), prendre des participations dans des sociétés opérationnelles ou des fonds (private equity), placer une poche en titres cotés et OPCVM, ou souscrire un contrat de capitalisation. Chaque classe d'actifs a sa logique de rendement et sa fiscalité propre à l'IS.
Grâce au régime mère-fille, les dividendes remontés d'une filiale sont exonérés à 95 %, avec une quote-part de 5 % taxée à l'IS — soit environ 1,25 % de coût effectif. Le capital reste presque intact pour être réinvesti.
Pour une société à l'IS, les plus-values de cession de titres de participation détenus depuis au moins 2 ans relèvent du régime du long terme : elles sont exonérées à l'exception d'une quote-part de frais et charges de 12 %. Le coût effectif est d'environ 3 % de la plus-value (12 % × 25 %), soit 88 % exonérés.
Oui, en direct ou via une SCI à l'IS. Pendant la détention, l'amortissement du bien est déductible et réduit fortement l'imposition des loyers. En contrepartie, à la revente, les amortissements sont réintégrés : la plus-value professionnelle est taxée à l'IS sans abattement pour durée de détention.
Cela dépend de votre objectif. L'IS offre une fiscalité douce pendant la détention (amortissement) mais lourde à la revente. L'IR (revenus fonciers) est souvent préférable si vous comptez revendre à moyen terme. L'arbitrage se fait au cas par cas, selon l'horizon et la stratégie patrimoniale.
Non. L'assurance-vie est réservée aux personnes physiques (et à certaines personnes morales non soumises à l'IS). Pour capitaliser sa trésorerie, une holding à l'IS souscrit un contrat de capitalisation, qui joue un rôle comparable dans un cadre société.
Une société à l'IS est imposée chaque année sur une base forfaitaire, calculée à partir d'un pourcentage du taux moyen des emprunts d'État appliqué à la prime versée, puis régularisée lors du rachat sur les produits réellement acquis. Ce mécanisme évite l'imposition annuelle des plus-values latentes de certains OPCVM.
Oui, via un compte-titres de la société. Attention toutefois : les dividendes et plus-values de titres de placement sont taxés à l'IS, et les OPCVM à dominante actions font l'objet d'une imposition annuelle de leurs plus-values latentes, ce qui pénalise la capitalisation par rapport à un contrat de capitalisation.
La holding cumule deux avantages : les dividendes des participations remontent au régime mère-fille (1,25 %), et les plus-values de cession de titres de participation détenus 2 ans sont exonérées à 88 %. C'est un cadre fiscal très favorable pour diversifier vers des sociétés non cotées et des fonds.
Tout dépend de votre objectif. Pour réinvestir et capitaliser sur le long terme, la holding est très efficace (capital non fiscalisé qui travaille). Pour consommer les revenus rapidement, l'avantage se limite au différé d'impôt personnel. C'est un arbitrage à mener avec un conseil.

Bonnet & Doyen Conseil est enregistré auprès de l'ORIAS sous le numéro 22001113.

Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.