Holding patrimoniale · Trésorerie

Faire travailler votre trésorerie, sans risque inutile

Une trésorerie qui dort sur le compte courant, c'est du rendement perdu chaque année. L'enjeu n'est pas de tout risquer, mais de segmenter : garder le liquide nécessaire, et placer le vrai excédent selon votre horizon.

3 poches
à distinguer : exploitation, précaution, excédent
0 %
ce que rapporte une trésorerie qui dort sur le compte
≤ 5 %
notre plafond par produit structuré (garde-fou maison)
Le principe en 30 secondes

Segmenter avant de placer

Toute la trésorerie n'a pas le même rôle. On distingue trois poches, chacune avec son horizon et ses solutions.

Poche 1 — Exploitation

Le liquide du quotidien

Ce qu'il faut pour tourner : salaires, fournisseurs, charges. Liquidité immédiate, aucun risque — comptes rémunérés, fonds monétaires.

Poche 2 — Précaution

Le coussin de sécurité

Pour absorber un coup dur ou saisir une opportunité. Horizon moyen, capital garanti — comptes à terme, fonds euros.

Poche 3 — Excédent

Le vrai surplus

La trésorerie dont vous n'avez pas besoin avant des années : elle peut viser du rendement — capitalisation, immobilier, non coté.

Trouver vos solutions

Quelles solutions pour votre trésorerie ?

Choisissez l'horizon de placement et votre objectif de risque : on vous montre les véhicules adaptés, du plus sécurisé au plus dynamique.

Règle simple : plus l'horizon est court, plus la sécurité prime. On ne prend du risque que sur la trésorerie dont on n'a pas besoin avant longtemps.

Présentation pédagogique et non exhaustive. Le choix dépend de votre trésorerie réelle, de vos besoins de liquidité et de votre fiscalité (gains taxés à l'IS). Toute allocation se construit au cas par cas.

Les réflexes à connaître

Placer la trésorerie d'une société, ce n'est pas placer la sienne

01

Gains taxés à l'IS

Les produits des placements de la société entrent dans son résultat, taxé à l'IS (25 %) — à intégrer dans le rendement net.

02

Attention aux OPCVM

Les plus-values latentes de certains OPCVM sont imposées chaque année, ce qui pénalise la capitalisation.

03

Le contrat de capitalisation

L'enveloppe de référence pour capitaliser en société : imposition forfaitaire, pas de « mark-to-market » annuel.

04

La liquidité d'abord

On sécurise toujours la trésorerie d'exploitation avant de chercher du rendement sur l'excédent.

05

Capital garanti vs risque

Comptes à terme et fonds euros protègent le capital ; unités de compte, immobilier et non coté visent plus haut, avec du risque.

06

Notre garde-fou

Jamais plus de 5 % de la trésorerie sur un même produit structuré, et 20 % au maximum au global. La diversification prime.

Cas concret

500 000 € qui dorment : le coût de l'inaction

Une société laisse 500 000 € de trésorerie excédentaire sur son compte courant. Placée prudemment à ~3 %, la même somme change de trajectoire.

Sur le compte courant
0 €
de rendement
Placée à ~3 % / an
15 000 €
la première année
Cumulé sur 5 ans
79 000 €
avec capitalisation
Cumulé sur 10 ans
172 000 €
de rendement perdu si rien n'est fait

Illustration simplifiée (hypothèse 3 %/an, capital garanti, avant IS). Les rendements réels dépendent des supports et des conditions de marché ; rien n'est garanti au-delà des solutions à capital garanti.

Pour qui

Quand la question de la trésorerie se pose

Dès qu'une société accumule un excédent durable, le laisser dormir a un coût. Encore faut-il ne pas compromettre l'exploitation.

Sociétés rentables

Vos résultats génèrent un excédent que vous ne distribuez pas : la holding ou la société d'exploitation peut le faire travailler.

Holdings post-cession

Après une cession, la holding détient un capital important : la trésorerie devient un sujet d'allocation à part entière.

Activités cycliques

Vous devez garder une réserve mais votre horizon est long : la segmentation en poches permet de concilier sécurité et rendement.

Bonnet & Doyen Conseil

Votre trésorerie dort ? Faisons-la travailler, prudemment.

Nous segmentons votre trésorerie et construisons une allocation adaptée à votre horizon et à votre besoin de liquidité. Sans frais d'entrée, en architecture ouverte.

Être rappelé
Questions fréquentes

Trésorerie d'entreprise : vos questions

Parce qu'une trésorerie qui dort sur un compte courant ne rapporte rien, alors que l'inflation en érode la valeur. Placer l'excédent — sans toucher au liquide nécessaire à l'exploitation — permet de générer un rendement récurrent et de faire fructifier le capital de la société.

Cela dépend de l'horizon et du risque acceptable : fonds monétaires et comptes à terme pour le court terme sécurisé, contrat de capitalisation (fonds euros ou unités de compte) et fonds obligataires pour le moyen terme, produits structurés à capital protégé, puis immobilier (SCPI) et private equity pour l'excédent de long terme.

C'est un placement à capital garanti sur lequel la société bloque une somme pour une durée déterminée, en échange d'un taux fixe connu d'avance. Idéal pour la poche de précaution : sécurité totale, rendement prévisible, en contrepartie d'une disponibilité seulement à l'échéance.

C'est une enveloppe de capitalisation souscrite par une personne morale, qui permet d'investir en fonds euros et en unités de compte. Elle est imposée sur une base forfaitaire annuelle, régularisée au rachat, ce qui évite l'imposition annuelle des plus-values latentes de certains OPCVM. C'est l'outil de référence pour capitaliser la trésorerie longue d'une société à l'IS.

Oui, mais pas via une assurance-vie (réservée aux personnes physiques). Une société à l'IS accède au fonds euros à travers un contrat de capitalisation, qui offre la garantie du capital et l'effet cliquet des intérêts, dans un cadre société.

Les produits (intérêts, dividendes, plus-values) entrent dans le résultat de la société et sont taxés à l'IS (25 %, ou 15 % sous conditions sur une première tranche). Point d'attention : les OPCVM à dominante actions font l'objet d'une imposition annuelle de leurs plus-values latentes, contrairement au contrat de capitalisation.

Oui, c'est le réflexe de base. On distingue la trésorerie d'exploitation (liquide, sécurisée), la trésorerie de précaution (moyen terme, capital garanti) et la trésorerie excédentaire (long terme, orientée rendement). Chaque poche appelle des solutions différentes.

Tout dépend de leur construction. Certains offrent une protection totale ou partielle du capital, avec un rendement conditionnel. Ils peuvent avoir leur place sur une fraction de la trésorerie, à condition de diversifier : notre garde-fou est de ne jamais dépasser 5 % par produit et 20 % au global.

Oui, notamment via des SCPI ou de l'immobilier détenu par la société. Cela procure des revenus réguliers, mais la liquidité est faible et l'horizon long : c'est une solution pour la poche excédentaire, pas pour la trésorerie de précaution.

Suffisamment pour couvrir le cycle d'exploitation et un imprévu, sans excès. C'est précisément le travail de segmentation : évaluer le besoin réel de liquidité pour ne placer à moyen ou long terme que ce qui est véritablement excédentaire.

ORIAS

Bonnet & Doyen Conseil est enregistré auprès de l'ORIAS sous le numéro 22001113.

CNCGP

Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.