Une trésorerie qui dort sur le compte courant, c'est du rendement perdu chaque année. L'enjeu n'est pas de tout risquer, mais de segmenter : garder le liquide nécessaire, et placer le vrai excédent selon votre horizon.
Toute la trésorerie n'a pas le même rôle. On distingue trois poches, chacune avec son horizon et ses solutions.
Ce qu'il faut pour tourner : salaires, fournisseurs, charges. Liquidité immédiate, aucun risque — comptes rémunérés, fonds monétaires.
Pour absorber un coup dur ou saisir une opportunité. Horizon moyen, capital garanti — comptes à terme, fonds euros.
La trésorerie dont vous n'avez pas besoin avant des années : elle peut viser du rendement — capitalisation, immobilier, non coté.
Choisissez l'horizon de placement et votre objectif de risque : on vous montre les véhicules adaptés, du plus sécurisé au plus dynamique.
Règle simple : plus l'horizon est court, plus la sécurité prime. On ne prend du risque que sur la trésorerie dont on n'a pas besoin avant longtemps.
Présentation pédagogique et non exhaustive. Le choix dépend de votre trésorerie réelle, de vos besoins de liquidité et de votre fiscalité (gains taxés à l'IS). Toute allocation se construit au cas par cas.
Les produits des placements de la société entrent dans son résultat, taxé à l'IS (25 %) — à intégrer dans le rendement net.
Les plus-values latentes de certains OPCVM sont imposées chaque année, ce qui pénalise la capitalisation.
L'enveloppe de référence pour capitaliser en société : imposition forfaitaire, pas de « mark-to-market » annuel.
On sécurise toujours la trésorerie d'exploitation avant de chercher du rendement sur l'excédent.
Comptes à terme et fonds euros protègent le capital ; unités de compte, immobilier et non coté visent plus haut, avec du risque.
Jamais plus de 5 % de la trésorerie sur un même produit structuré, et 20 % au maximum au global. La diversification prime.
Une société laisse 500 000 € de trésorerie excédentaire sur son compte courant. Placée prudemment à ~3 %, la même somme change de trajectoire.
Illustration simplifiée (hypothèse 3 %/an, capital garanti, avant IS). Les rendements réels dépendent des supports et des conditions de marché ; rien n'est garanti au-delà des solutions à capital garanti.
Dès qu'une société accumule un excédent durable, le laisser dormir a un coût. Encore faut-il ne pas compromettre l'exploitation.
Vos résultats génèrent un excédent que vous ne distribuez pas : la holding ou la société d'exploitation peut le faire travailler.
Après une cession, la holding détient un capital important : la trésorerie devient un sujet d'allocation à part entière.
Vous devez garder une réserve mais votre horizon est long : la segmentation en poches permet de concilier sécurité et rendement.
Nous segmentons votre trésorerie et construisons une allocation adaptée à votre horizon et à votre besoin de liquidité. Sans frais d'entrée, en architecture ouverte.
Être rappeléParce qu'une trésorerie qui dort sur un compte courant ne rapporte rien, alors que l'inflation en érode la valeur. Placer l'excédent — sans toucher au liquide nécessaire à l'exploitation — permet de générer un rendement récurrent et de faire fructifier le capital de la société.
Cela dépend de l'horizon et du risque acceptable : fonds monétaires et comptes à terme pour le court terme sécurisé, contrat de capitalisation (fonds euros ou unités de compte) et fonds obligataires pour le moyen terme, produits structurés à capital protégé, puis immobilier (SCPI) et private equity pour l'excédent de long terme.
C'est un placement à capital garanti sur lequel la société bloque une somme pour une durée déterminée, en échange d'un taux fixe connu d'avance. Idéal pour la poche de précaution : sécurité totale, rendement prévisible, en contrepartie d'une disponibilité seulement à l'échéance.
C'est une enveloppe de capitalisation souscrite par une personne morale, qui permet d'investir en fonds euros et en unités de compte. Elle est imposée sur une base forfaitaire annuelle, régularisée au rachat, ce qui évite l'imposition annuelle des plus-values latentes de certains OPCVM. C'est l'outil de référence pour capitaliser la trésorerie longue d'une société à l'IS.
Oui, mais pas via une assurance-vie (réservée aux personnes physiques). Une société à l'IS accède au fonds euros à travers un contrat de capitalisation, qui offre la garantie du capital et l'effet cliquet des intérêts, dans un cadre société.
Les produits (intérêts, dividendes, plus-values) entrent dans le résultat de la société et sont taxés à l'IS (25 %, ou 15 % sous conditions sur une première tranche). Point d'attention : les OPCVM à dominante actions font l'objet d'une imposition annuelle de leurs plus-values latentes, contrairement au contrat de capitalisation.
Oui, c'est le réflexe de base. On distingue la trésorerie d'exploitation (liquide, sécurisée), la trésorerie de précaution (moyen terme, capital garanti) et la trésorerie excédentaire (long terme, orientée rendement). Chaque poche appelle des solutions différentes.
Tout dépend de leur construction. Certains offrent une protection totale ou partielle du capital, avec un rendement conditionnel. Ils peuvent avoir leur place sur une fraction de la trésorerie, à condition de diversifier : notre garde-fou est de ne jamais dépasser 5 % par produit et 20 % au global.
Oui, notamment via des SCPI ou de l'immobilier détenu par la société. Cela procure des revenus réguliers, mais la liquidité est faible et l'horizon long : c'est une solution pour la poche excédentaire, pas pour la trésorerie de précaution.
Suffisamment pour couvrir le cycle d'exploitation et un imprévu, sans excès. C'est précisément le travail de segmentation : évaluer le besoin réel de liquidité pour ne placer à moyen ou long terme que ce qui est véritablement excédentaire.

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Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.