Distribués directement, vos dividendes subissent la flat tax à 31,4 %. Remontés dans une holding via le régime mère-fille, ils sont exonérés à 95 % : 1,25 % de coût effectif, et le capital reste disponible pour réinvestir.
Sans holding, le dividende est taxé chez le dirigeant. Avec le régime mère-fille, il remonte quasi net et reste au travail.
Votre holding soumise à l'IS détient au moins 5 % du capital et des droits de vote de la filiale, avec un engagement de conservation de 2 ans.
La filiale distribue. La holding déduit le dividende de son résultat, sauf une quote-part de 5 % réintégrée au titre des frais et charges.
Quasiment intact, le dividende peut financer d'autres projets, rembourser une dette d'acquisition ou capitaliser — sans passer par la case impôt personnel.
Indiquez le dividende brut distribué par votre société et le régime de la holding. On compare ce qui vous reste en poche (distribution directe) à ce qui reste dans la holding pour réinvestir.
Mère-fille : quote-part 5 %, détention ≥ 5 %, 2 ans. Intégration : quote-part 1 %, détention ≥ 95 %, engagement 5 ans.
Estimation pédagogique. Distribution directe imposée au PFU 31,4 % (12,8 % IR + 18,6 % PS, 2026). Côté holding, la quote-part est taxée à l'IS au taux normal de 25 % (un taux réduit de 15 % peut s'appliquer sur les premiers 42 500 € de bénéfice sous conditions). Les sommes conservées dans la holding restent soumises au PFU lorsqu'elles sont ensuite distribuées au dirigeant.
Le régime est simple mais cumulatif : une seule condition manquée et les dividendes redeviennent taxables à 100 % à l'IS, avec redressement possible sur 3 ans.
La mère comme la filiale doivent être soumises à l'impôt sur les sociétés. Une holding patrimoniale pure y est éligible.
La holding détient au moins 5 % du capital et des droits de vote de la filiale, apprécié à la mise en paiement.
Engagement de conserver les titres pendant au moins deux ans à compter de leur acquisition.
Forfaitaire et irréductible : elle s'applique même si vos frais réels de gestion sont inférieurs.
Le régime n'est pas automatique : il s'exerce chaque année, filiale par filiale, sur la déclaration de résultats (2058-A).
Le montage doit avoir une réalité économique : les holdings fictives tombent sous le coup de l'abus de droit.
Le mère-fille est le réflexe par défaut : simple et souple. L'intégration va plus loin mais engage davantage.
Le mère-fille ne fait pas disparaître l'impôt personnel : il le diffère. Tout son intérêt est là — laisser le capital travailler avant toute distribution personnelle.
Tant que les sommes restent dans la holding, aucun PFU. Le jour où vous vous les versez à titre personnel, la flat tax de 31,4 % s'applique. Le gain vient du temps et de la capitalisation.
98 750 € qui travaillent valent bien plus, sur 10 ou 15 ans, que 68 600 € sortis et fiscalisés tout de suite. C'est le cœur de la stratégie holding.
Une filiale distribue 100 000 € de dividende. Selon le chemin choisi, ce qui reste disponible n'est pas le même.
Illustration simplifiée (IS 25 %, PFU 31,4 %). Les sommes conservées dans la holding restent soumises au PFU en cas de distribution ultérieure au dirigeant.
Elle brille quand vous réinvestissez. Si votre objectif est de consommer les dividendes tout de suite, l'avantage se réduit au simple différé.
Vous voulez faire croître un patrimoine (immobilier, private equity, nouvelles participations) plutôt que sortir la trésorerie : la holding capitalise en quasi-franchise.
Une holding qui chapeaute plusieurs filiales centralise la trésorerie et arbitre les flux au niveau du groupe, sans frottement fiscal à chaque remontée.
Dans un rachat à effet de levier, les dividendes de la cible remboursent la dette d'acquisition — le mère-fille évite qu'un quart parte en IS.
Nous structurons votre holding et sécurisons chaque condition du régime mère-fille, en cohérence avec votre stratégie de réinvestissement.
Être rappeléC'est un régime fiscal (articles 145 et 216 du CGI) qui permet à une société mère soumise à l'IS d'exonérer 95 % des dividendes reçus de ses filiales. Il évite la double imposition des bénéfices au sein d'un groupe : le dividende, déjà taxé chez la filiale, ne l'est quasiment plus en remontant à la holding.
Seule une quote-part de frais et charges de 5 % du dividende brut reste imposable à l'IS. Au taux normal de 25 %, cela représente un coût effectif d'environ 1,25 % du dividende (5 % × 25 %), contre 25 % sans le régime.
La mère et la filiale doivent être soumises à l'IS ; la mère doit détenir au moins 5 % du capital et des droits de vote de la filiale ; elle doit s'engager à conserver les titres pendant au moins 2 ans. Le régime s'exerce sur option.
Le mère-fille exige 5 % de détention et une conservation de 2 ans, avec une quote-part de 5 %. L'intégration fiscale exige 95 % de détention et un engagement de 5 ans, mais ramène la quote-part à 1 % (0,25 % de coût effectif) et permet de compenser les déficits entre filiales. Les deux peuvent se cumuler selon les participations.
Non. C'est une option à exercer chaque année, filiale par filiale, en cochant la case correspondante sur la déclaration de résultats (formulaire 2058-A) et en déduisant extra-comptablement les dividendes nets de la quote-part.
Non. La quote-part de 5 % est forfaitaire et irréductible : le Conseil d'État a confirmé qu'elle ne peut être modulée en fonction des frais réels, même s'ils sont manifestement inférieurs à 5 %. En intégration fiscale, elle est ramenée à 1 % sur les dividendes intra-groupe.
Oui. Le régime n'exige pas que la mère exerce une activité opérationnelle : une holding pure de détention peut en bénéficier, à condition d'être soumise à l'IS et de respecter les conditions de seuil et de durée.
Lorsque la holding vous verse à titre personnel les sommes remontées, cette distribution est imposée au PFU de 31,4 % (ou au barème sur option), comme n'importe quel dividende. Le régime mère-fille diffère l'impôt personnel, il ne l'efface pas.
La holding doit prendre l'engagement de conserver les titres pendant au moins 2 ans. Si les titres sont cédés avant ce délai, l'avantage peut être remis en cause.
Oui, si le montage manque de substance économique ou poursuit un but principalement fiscal, l'administration peut l'écarter sur le fondement de l'abus de droit et appliquer des pénalités. La réalité de la participation (personnel, locaux, décisions) est déterminante.

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