Salaire et dividendes ne sont pas les seuls leviers. Épargne salariale, abondement, prime de partage de la valeur, frais professionnels : autant de façons de se rémunérer avec très peu de charges — et de déduire pour la société.
Un euro versé en salaire est lourdement chargé. Le même euro, via un dispositif périphérique, arrive presque intact — et reste déductible pour l'entreprise.
Épargne salariale, abondement, PPV, frais professionnels : ces dispositifs échappent en grande partie aux cotisations, tout en restant déductibles du résultat.
L'épargne salariale est ouverte aux dirigeants d'entreprises de 1 à 249 salariés — à condition de compter au moins un salarié en plus du dirigeant.
Cumulés, ces leviers peuvent représenter jusqu'à ~50 580 € par an et par bénéficiaire — davantage encore dans un couple de dirigeants.
Activez les dispositifs qui s'appliquent à votre situation : le total indique la rémunération périphérique mobilisable par an, en franchise quasi totale de charges sociales (plafonds 2026).
Estimation pédagogique 2026 : plafonds maximaux légaux (abondement PEE 8 % PASS, PER collectif 16 % PASS, intéressement individuel jusqu'à ~75 % PASS, PPV). Les atteindre suppose de remplir les conditions (au moins un salarié, accords en place, résultats, versements personnels ouvrant l'abondement). Ne remplace pas une étude sur mesure.
C'est le dispositif le plus puissant : il associe l'équipe aux résultats et rémunère le dirigeant dans un cadre fiscal et social très favorable.
Des primes liées à la performance ou aux bénéfices. Placées sur un plan, elles sont exonérées d'impôt sur le revenu (dans les plafonds).
Jusqu'à 3 fois votre versement : 3 845 € sur un PEE, 7 690 € sur un PER collectif. De l'argent ajouté, quasi sans charges.
Déductible du résultat, exonéré de cotisations et de forfait social sous 50 salariés. Seule la CSG/CRDS (9,7 %) s'applique.
Au-delà de l'épargne salariale, plusieurs dispositifs complètent la panoplie — chacun avec ses règles.
Le remboursement de frais réels engagés pour l'entreprise (déplacements, indemnités kilométriques, repas) n'est ni chargé ni imposé, sous justificatifs.
La PPV permet de verser une prime dans un cadre allégé, cumulable avec l'épargne salariale — sous conditions d'effectif et de rémunération.
Les sommes que vous laissez à la société peuvent être rémunérées par des intérêts, déductibles du résultat dans la limite d'un taux fiscal.
Voiture, logement, téléphone : séduisants en apparence, mais souvent soumis aux cotisations comme un salaire et ajoutés à votre revenu imposable. Ils ont leur place, mais ne sont généralement pas le levier le plus efficient pour optimiser sa rémunération.
Côté dirigeant, ces sommes échappent à l'essentiel des cotisations et, placées, à l'impôt sur le revenu — seule la CSG/CRDS (9,7 %) s'applique. Côté société, elles sont déductibles du résultat et, sous 50 salariés, exonérées de forfait social. Le coût global est donc très inférieur à celui d'un salaire équivalent. La contrepartie : des règles strictes (accords, plafonds, effectif) dont le non-respect expose à un redressement URSSAF. D'où l'intérêt de les mettre en place proprement.
Un dirigeant de PME (avec salariés) empile intéressement placé, abondements et PPV. Dans un couple de dirigeants, chacun en bénéficie : l'effet double.
Illustration des plafonds maximaux 2026. Les atteindre suppose des résultats suffisants, des accords en place et des versements personnels ouvrant l'abondement. Ces leviers se cumulent avec le PER (jusqu'à 88 911 €) et la prévoyance Madelin.
L'épargne salariale devient accessible : vous vous rémunérez en associant votre équipe aux résultats, dans un cadre détaxé.
Dans une entreprise familiale, chaque dirigeant mobilise ses propres plafonds : l'optimisation double naturellement.
Quand salaire et dividendes sont déjà optimisés, ces leviers périphériques sont la marge de manœuvre supplémentaire.
Nous identifions les leviers périphériques adaptés à votre structure, les mettons en place dans les règles, et les articulons avec votre salaire, vos dividendes et votre épargne retraite.
Être rappeléC'est l'ensemble des façons de se rémunérer au-delà du salaire et des dividendes : épargne salariale (intéressement, participation, abondement), prime de partage de la valeur, frais professionnels, avantages en nature, intérêts de compte courant. Bien utilisés, ces leviers sont peu chargés et déductibles pour l'entreprise.
C'est un système collectif (PEE, PER d'entreprise collectif, intéressement, participation) qui associe l'équipe aux résultats. Elle est ouverte aux dirigeants d'entreprises de 1 à 249 salariés — à condition de compter au moins un salarié en plus du dirigeant. Le conjoint collaborateur ou associé peut aussi en bénéficier.
L'abondement de l'entreprise est plafonné à 8 % du PASS sur un PEE (3 844,80 € en 2026) et à 16 % du PASS sur un PER collectif (7 689,60 €), toujours dans la limite du triple du versement personnel du bénéficiaire. Cumulés, ils peuvent atteindre 11 534,40 € par an et par bénéficiaire.
L'intéressement est une prime liée à la performance de l'entreprise ; la participation redistribue une part des bénéfices (obligatoire dès 50 salariés). Perçues directement, elles sont imposables ; placées sur un plan d'épargne, elles sont exonérées d'impôt sur le revenu dans les plafonds.
En cumulant intéressement placé, abondements PEE et PER collectif et prime de partage de la valeur, un dirigeant de PME peut mobiliser jusqu'à environ 50 580 € par an et par bénéficiaire en 2026, en franchise quasi totale de charges sociales — davantage dans un couple de dirigeants.
Oui. Ces sommes sont exonérées de cotisations sociales et d'impôt sur le revenu (si placées, dans les plafonds), et déductibles du résultat. Seule la CSG/CRDS (9,7 %) s'applique, et le forfait social a été supprimé pour les entreprises de moins de 50 salariés.
Pas toujours. Voiture, logement ou téléphone de fonction sont souvent soumis aux cotisations comme un salaire et ajoutés au revenu imposable du dirigeant. Ils ont leur utilité, mais sont généralement moins efficients que l'épargne salariale ou le remboursement de frais réels.
C'est une prime versée dans un cadre social allégé, plafonnée à 3 000 € (voire 6 000 € sous conditions), cumulable avec l'épargne salariale. Son régime social et fiscal dépend de l'effectif de l'entreprise et du niveau de rémunération du bénéficiaire.
L'entreprise rembourse les frais réels engagés pour son activité (déplacements, indemnités kilométriques selon barème, repas). Sous réserve de justificatifs, ces remboursements ne sont ni chargés ni imposés : c'est un moyen simple et sûr de couvrir des dépenses professionnelles sans passer par le salaire.
Pour l'épargne salariale, oui : l'entreprise doit compter au moins un salarié en plus du dirigeant. En revanche, les frais professionnels, les intérêts de compte courant d'associé ou certains avantages ne sont pas soumis à cette condition.

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