Rémunération du dirigeant · Protection

La prévoyance : protéger vos revenus et vos proches

Un arrêt de travail, une invalidité, un décès : autant d'événements où le régime obligatoire du dirigeant — surtout en TNS — laisse un vrai trou. La prévoyance le comble, et l'État en finance une partie via la déduction fiscale.

~1 975 €
l'indemnité mensuelle maximale du régime obligatoire TNS
11 534 €
déductibles en 2026 (prévoyance + santé, loi Madelin)
3
risques couverts : incapacité, invalidité, décès
Le principe en 30 secondes

Un revenu à protéger, un régime qui ne suffit pas

Le dirigeant est la clé de voûte de son entreprise. Or sa protection obligatoire est souvent bien en deçà de son train de vie.

Le constat

Le régime obligatoire est plafonné

En TNS, les indemnités journalières sont plafonnées (environ 1 975 €/mois) et arrivent après une franchise. Bien loin des revenus réels d'un dirigeant.

La solution

La prévoyance comble l'écart

Un contrat de prévoyance verse des indemnités, une rente d'invalidité et un capital décès calibrés sur vos revenus réels, sans plafond du régime de base.

L'avantage

Des cotisations déductibles

Via la loi Madelin, les cotisations de prévoyance et de santé sont déductibles du revenu imposable, jusqu'à 11 534 € en 2026 : la protection coûte moins cher net.

Simulateur — votre écart de protection

En cas d'arrêt, que couvre vraiment le régime obligatoire ?

Indiquez votre revenu mensuel : découvrez la part prise en charge par le régime de base et l'écart qui resterait à votre charge — celui que la prévoyance vient combler.

Estimation du plafond d'indemnités du régime obligatoire en cas d'arrêt de travail. La prévoyance complète librement au-delà.

Couvert par l'obligatoire
1 975 €
À votre charge / mois
3 025 €
Il vous manquerait ~3 025 € par mois.Sur un arrêt long, l'écart devient vite intenable. Une prévoyance calibrée sur vos revenus le comble — cotisations déductibles via Madelin.

Estimation pédagogique 2026 : le plafond du régime obligatoire est approché (~1 975 €/mois en TNS, indemnité souvent inférieure ; couverture plus large mais également plafonnée en assimilé salarié). Le montant réellement pris en charge dépend de votre régime, de vos revenus déclarés et des franchises. Ne remplace pas une étude personnalisée.

Ce que couvre la prévoyance

Trois garanties, trois moments de vie

Un bon contrat protège à la fois vos revenus, votre capacité à exercer, et l'avenir de vos proches.

Incapacité

Arrêt de travail

Des indemnités journalières prennent le relais après une franchise, pour maintenir votre revenu pendant un arrêt maladie ou accident.

Invalidité

Incapacité durable

Une rente est versée jusqu'à la retraite si vous ne pouvez plus exercer, selon le taux d'invalidité reconnu (barème fonctionnel et professionnel).

Décès

Protéger sa famille

Un capital ou une rente pour le conjoint, et une rente éducation pour les enfants à charge — versés hors droits de succession.

L'avantage fiscal

La loi Madelin : se protéger en défiscalisant

Pour les TNS au régime réel, les cotisations de prévoyance et de santé réduisent directement le revenu imposable.

Jusqu'à 11 534 € déductibles en 2026

Le plafond commun prévoyance + santé se calcule ainsi : 3,75 % du revenu professionnel + 7 % du PASS, dans la limite de 3 % de 8 PASS, soit 11 534,40 € en 2026. Un socle minimum de 3 364,20 € est garanti quel que soit le revenu. Cette enveloppe est distincte de celle du PER (retraite). Concrètement, à une TMI de 41 %, une cotisation de prévoyance déductible voit son coût net réduit d'autant : l'État finance une partie de votre protection.

Selon votre statut

Le besoin diffère, mais existe toujours

Le TNS a le trou le plus large. L'assimilé salarié est mieux couvert — mais pas invulnérable, surtout sur les hauts revenus.

TNS
Assimilé salarié
Indemnités journalières
Plafonnées, faibles
Régime général, plus larges
Invalidité / décès de base
Limités
Plus complets
Couverture des hauts revenus
Vite dépassée
Plafonnée aussi
Assurance chômage
Non (GSC privée)
Non (GSC privée)
Cotisations prévoyance déductibles
Oui (Madelin)
Selon le cadre

Dans les deux cas, la prévoyance individuelle reste le moyen d'aligner la protection sur les revenus réels du dirigeant — et une garantie spécifique (GSC) peut couvrir la perte de mandat.

Cas concret

Un dirigeant TNS à 5 000 € net par mois

En cas d'arrêt de travail prolongé, le régime obligatoire ne couvre qu'une fraction du revenu. L'écart, lui, court chaque mois — d'où l'intérêt d'une prévoyance déductible.

Revenu net mensuel
5 000 €
à maintenir en cas d'arrêt
Couvert par l'obligatoire
1 975 €
plafond du régime de base
À votre charge / mois
3 025 €
l'écart que comble la prévoyance
Déductible / an (Madelin)
11 534 €
prévoyance + santé, plafond 2026

Illustration simplifiée (plafond du régime obligatoire approché ; l'indemnité réelle est souvent inférieure). Le dimensionnement exact d'une prévoyance dépend de vos revenus, de vos charges familiales et des franchises retenues.

Pour qui

Qui doit y regarder de près ?

Plus vous êtes exposé — statut, dettes, famille —, plus l'enjeu est important.

Vous êtes TNS

Le régime obligatoire couvre mal l'arrêt de travail et l'invalidité : la prévoyance est presque indispensable, et déductible via Madelin.

Vous avez des dettes

Emprunt professionnel, prêt immobilier : un capital décès solde les crédits et protège l'entreprise comme la famille.

Vous avez une famille

La rente conjoint et la rente éducation garantissent un revenu à vos proches et le financement des études de vos enfants.

Bonnet & Doyen Conseil

Votre protection doit être à la hauteur de vos revenus.

Nous mesurons votre écart de protection, calibrons les garanties utiles — ni trop, ni trop peu — et optimisons la déduction Madelin dans une vision patrimoniale globale.

Être rappelé
Questions fréquentes

La prévoyance du dirigeant : vos questions

C'est un ensemble de garanties qui protègent le dirigeant et sa famille contre les aléas de la vie : arrêt de travail (indemnités journalières), invalidité (rente) et décès (capital et rentes). Elle vient compléter les prestations souvent insuffisantes des régimes obligatoires, surtout pour un TNS.

Parce que sa protection obligatoire est structurellement faible : les indemnités journalières sont plafonnées (environ 1 975 €/mois), versées après une franchise, et l'invalidité comme le décès sont peu couverts. Pour un dirigeant dont les revenus dépassent largement ce plafond, l'écart à combler est important.

Trois principalement : l'incapacité temporaire (indemnités journalières en cas d'arrêt), l'invalidité permanente (une rente jusqu'à la retraite selon le taux reconnu), et le décès (un capital ou une rente pour le conjoint, et une rente éducation pour les enfants à charge).

C'est le cadre fiscal, créé en 1994, qui permet aux TNS au régime réel de déduire de leur revenu imposable les cotisations de prévoyance, de santé et de retraite. Il a été conçu pour compenser le déficit de protection sociale des indépendants par rapport aux salariés.

Pour la prévoyance et la santé combinées, le plafond est de 3,75 % du revenu professionnel + 7 % du PASS, dans la limite de 11 534,40 € en 2026, avec un socle minimum garanti de 3 364,20 €. Cette enveloppe est distincte de celle du PER (retraite), qui peut atteindre 88 911 €.

La rente éducation est versée aux enfants à charge en cas de décès de l'assuré, généralement jusqu'à 18 ans (ou 25 ans en cas d'études). La rente conjoint assure un revenu au conjoint survivant. Ces rentes s'ajoutent au capital décès et sont versées hors droits de succession.

Il est mieux couvert qu'un TNS grâce au régime général, mais sa protection reste plafonnée : sur les hauts revenus, l'écart avec le train de vie persiste. Et comme le TNS, il n'a pas d'assurance chômage. Une prévoyance et une garantie perte de mandat (GSC) restent souvent pertinentes.

Comme les cotisations ont été déduites, les indemnités et rentes perçues sont en principe imposables. En revanche, les capitaux et rentes décès sont versés hors droits de succession, et les remboursements de frais de santé sont exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux.

Les deux se complètent. La prévoyance verse des rentes calibrées (conjoint, éducation) et un capital immédiat utile pour solder des dettes. L'assurance-vie transmet un capital dans un cadre fiscal très favorable (article 990 I). Un dirigeant articule souvent les deux selon ses objectifs.

Les indemnités journalières du régime obligatoire ont été recalibrées (base 1,4 SMIC depuis avril 2025), un encadrement de la durée d'indemnisation des arrêts entre en vigueur au 1er septembre 2026, et une contribution exceptionnelle de 2,05 % pèse sur les complémentaires santé. Autant de raisons de réauditer un contrat existant.

ORIAS

Bonnet & Doyen Conseil est enregistré auprès de l'ORIAS sous le numéro 22001113.

CNCGP

Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.