Un arrêt de travail, une invalidité, un décès : autant d'événements où le régime obligatoire du dirigeant — surtout en TNS — laisse un vrai trou. La prévoyance le comble, et l'État en finance une partie via la déduction fiscale.
Le dirigeant est la clé de voûte de son entreprise. Or sa protection obligatoire est souvent bien en deçà de son train de vie.
En TNS, les indemnités journalières sont plafonnées (environ 1 975 €/mois) et arrivent après une franchise. Bien loin des revenus réels d'un dirigeant.
Un contrat de prévoyance verse des indemnités, une rente d'invalidité et un capital décès calibrés sur vos revenus réels, sans plafond du régime de base.
Via la loi Madelin, les cotisations de prévoyance et de santé sont déductibles du revenu imposable, jusqu'à 11 534 € en 2026 : la protection coûte moins cher net.
Indiquez votre revenu mensuel : découvrez la part prise en charge par le régime de base et l'écart qui resterait à votre charge — celui que la prévoyance vient combler.
Estimation du plafond d'indemnités du régime obligatoire en cas d'arrêt de travail. La prévoyance complète librement au-delà.
Estimation pédagogique 2026 : le plafond du régime obligatoire est approché (~1 975 €/mois en TNS, indemnité souvent inférieure ; couverture plus large mais également plafonnée en assimilé salarié). Le montant réellement pris en charge dépend de votre régime, de vos revenus déclarés et des franchises. Ne remplace pas une étude personnalisée.
Un bon contrat protège à la fois vos revenus, votre capacité à exercer, et l'avenir de vos proches.
Des indemnités journalières prennent le relais après une franchise, pour maintenir votre revenu pendant un arrêt maladie ou accident.
Une rente est versée jusqu'à la retraite si vous ne pouvez plus exercer, selon le taux d'invalidité reconnu (barème fonctionnel et professionnel).
Un capital ou une rente pour le conjoint, et une rente éducation pour les enfants à charge — versés hors droits de succession.
Pour les TNS au régime réel, les cotisations de prévoyance et de santé réduisent directement le revenu imposable.
Le plafond commun prévoyance + santé se calcule ainsi : 3,75 % du revenu professionnel + 7 % du PASS, dans la limite de 3 % de 8 PASS, soit 11 534,40 € en 2026. Un socle minimum de 3 364,20 € est garanti quel que soit le revenu. Cette enveloppe est distincte de celle du PER (retraite). Concrètement, à une TMI de 41 %, une cotisation de prévoyance déductible voit son coût net réduit d'autant : l'État finance une partie de votre protection.
Le TNS a le trou le plus large. L'assimilé salarié est mieux couvert — mais pas invulnérable, surtout sur les hauts revenus.
Dans les deux cas, la prévoyance individuelle reste le moyen d'aligner la protection sur les revenus réels du dirigeant — et une garantie spécifique (GSC) peut couvrir la perte de mandat.
En cas d'arrêt de travail prolongé, le régime obligatoire ne couvre qu'une fraction du revenu. L'écart, lui, court chaque mois — d'où l'intérêt d'une prévoyance déductible.
Illustration simplifiée (plafond du régime obligatoire approché ; l'indemnité réelle est souvent inférieure). Le dimensionnement exact d'une prévoyance dépend de vos revenus, de vos charges familiales et des franchises retenues.
Plus vous êtes exposé — statut, dettes, famille —, plus l'enjeu est important.
Le régime obligatoire couvre mal l'arrêt de travail et l'invalidité : la prévoyance est presque indispensable, et déductible via Madelin.
Emprunt professionnel, prêt immobilier : un capital décès solde les crédits et protège l'entreprise comme la famille.
La rente conjoint et la rente éducation garantissent un revenu à vos proches et le financement des études de vos enfants.
Nous mesurons votre écart de protection, calibrons les garanties utiles — ni trop, ni trop peu — et optimisons la déduction Madelin dans une vision patrimoniale globale.
Être rappeléC'est un ensemble de garanties qui protègent le dirigeant et sa famille contre les aléas de la vie : arrêt de travail (indemnités journalières), invalidité (rente) et décès (capital et rentes). Elle vient compléter les prestations souvent insuffisantes des régimes obligatoires, surtout pour un TNS.
Parce que sa protection obligatoire est structurellement faible : les indemnités journalières sont plafonnées (environ 1 975 €/mois), versées après une franchise, et l'invalidité comme le décès sont peu couverts. Pour un dirigeant dont les revenus dépassent largement ce plafond, l'écart à combler est important.
Trois principalement : l'incapacité temporaire (indemnités journalières en cas d'arrêt), l'invalidité permanente (une rente jusqu'à la retraite selon le taux reconnu), et le décès (un capital ou une rente pour le conjoint, et une rente éducation pour les enfants à charge).
C'est le cadre fiscal, créé en 1994, qui permet aux TNS au régime réel de déduire de leur revenu imposable les cotisations de prévoyance, de santé et de retraite. Il a été conçu pour compenser le déficit de protection sociale des indépendants par rapport aux salariés.
Pour la prévoyance et la santé combinées, le plafond est de 3,75 % du revenu professionnel + 7 % du PASS, dans la limite de 11 534,40 € en 2026, avec un socle minimum garanti de 3 364,20 €. Cette enveloppe est distincte de celle du PER (retraite), qui peut atteindre 88 911 €.
La rente éducation est versée aux enfants à charge en cas de décès de l'assuré, généralement jusqu'à 18 ans (ou 25 ans en cas d'études). La rente conjoint assure un revenu au conjoint survivant. Ces rentes s'ajoutent au capital décès et sont versées hors droits de succession.
Il est mieux couvert qu'un TNS grâce au régime général, mais sa protection reste plafonnée : sur les hauts revenus, l'écart avec le train de vie persiste. Et comme le TNS, il n'a pas d'assurance chômage. Une prévoyance et une garantie perte de mandat (GSC) restent souvent pertinentes.
Comme les cotisations ont été déduites, les indemnités et rentes perçues sont en principe imposables. En revanche, les capitaux et rentes décès sont versés hors droits de succession, et les remboursements de frais de santé sont exonérés d'impôt et de prélèvements sociaux.
Les deux se complètent. La prévoyance verse des rentes calibrées (conjoint, éducation) et un capital immédiat utile pour solder des dettes. L'assurance-vie transmet un capital dans un cadre fiscal très favorable (article 990 I). Un dirigeant articule souvent les deux selon ses objectifs.
Les indemnités journalières du régime obligatoire ont été recalibrées (base 1,4 SMIC depuis avril 2025), un encadrement de la durée d'indemnisation des arrêts entre en vigueur au 1er septembre 2026, et une contribution exceptionnelle de 2,05 % pèse sur les complémentaires santé. Autant de raisons de réauditer un contrat existant.

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Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.