Mêmes supports, même fiscalité au rachat que l'assurance-vie. Mais là où l'AV s'arrête, lui continue : il se transmet de son vivant par donation et peut être détenu par une société. Le complément décisif d'une stratégie bien construite.
Le contrat de capitalisation est une enveloppe d'épargne quasi identique à l'assurance-vie. La différence ne se joue pas à l'épargne, mais à la transmission et à la détention.
Fonds euros, unités de compte, SCPI… et exactement la même fiscalité au rachat : abattement de 4 600 / 9 200 € et taux réduit après 8 ans.
On peut le donner sans le clôturer : l'antériorité fiscale est conservée et les plus-values latentes sont purgées. Impossible avec une assurance-vie.
Une holding ou une SCI à l'IS peut en souscrire un pour placer sa trésorerie — ce que l'assurance-vie n'autorise pas.
Les deux enveloppes ne s'opposent pas, elles se complètent. Sélectionnez votre objectif : nous indiquons celle qui prend l'avantage, et pourquoi.
Repères pédagogiques 2026. Le choix optimal dépend de votre situation complète (patrimoine, âge, structure familiale, objectifs). Les deux enveloppes sont le plus souvent complémentaires. Ne remplace pas une étude personnalisée.
Sur la vie courante du contrat, les deux enveloppes sont de véritables jumelles.
Fonds euros à capital garanti, unités de compte, SCPI, private equity : le même univers d'investissement en architecture ouverte.
Seuls les gains sont taxés. Après 8 ans, abattement annuel de 4 600 / 9 200 € puis 7,5 % + 17,2 % de PS. Avant 8 ans, flat tax de 30 %.
Pas de plafond de versement, rachats libres, arbitrages : la liquidité et la gestion sont identiques à celles de l'assurance-vie.
Trois moments précis font toute la valeur du contrat de capitalisation.
On peut le donner sans le dénouer : le donataire conserve la date d'origine du contrat, et les plus-values latentes sont purgées — jamais imposées à l'IR. L'assurance-vie l'interdit.
Pas d'abattement de 152 500 € : le contrat entre dans la succession aux droits communs. Mais il ne se dénoue pas — les héritiers le conservent avec son antériorité et la purge des gains.
Holding, SCI à l'IS, association : seule cette enveloppe permet à une structure de placer sa trésorerie excédentaire, avec une fiscalité IS lissée dans le temps.
On transmet la nue-propriété aux enfants tout en conservant l'usufruit et les revenus. Au décès, la pleine propriété se reconstitue sans droits supplémentaires.
Une holding ou une SCI à l'IS qui accumule de la trésorerie a tout intérêt à ne pas la laisser sur un compte courant. Le contrat de capitalisation lui ouvre l'accès aux fonds euros et unités de compte, avec une fiscalité lissée : au lieu de subir les à-coups, la société est imposée chaque année sur un rendement forfaitaire (105 % du TME à la souscription), régularisé au rachat. C'est l'un des rares outils pour valoriser la trésorerie d'une société sans distribuer de dividendes — et préparer, au passage, la transmission via des parts démembrées.
Un parent de 65 ans donne la nue-propriété de son contrat à ses deux enfants, tout en conservant l'usufruit et les revenus. La valeur transmise est décotée, et les abattements font le reste.
Illustration 2026 (barème de l'article 669 du CGI : usufruit 40 % / nue-propriété 60 % entre 61 et 70 ans ; abattement de 100 000 € par enfant et par parent tous les 15 ans). Les plus-values latentes sont purgées, l'antériorité fiscale est conservée, et au décès de l'usufruitier la pleine propriété se reconstitue sans droits supplémentaires. Une étude personnalisée reste indispensable.
Au-delà de 152 500 € par bénéficiaire, le contrat de capitalisation prend le relais pour continuer à transmettre efficacement.
Pour transmettre à vos enfants ou petits-enfants dès aujourd'hui, en gardant l'antériorité et, en démembrement, les revenus.
Pour faire fructifier la trésorerie d'une holding ou d'une SCI à l'IS, sans la distribuer et avec une fiscalité maîtrisée.
Nous articulons assurance-vie et contrat de capitalisation dans une stratégie d'ensemble : transmission au décès, donations démembrées progressives et trésorerie de société travaillent alors de concert.
Être rappeléC'est une enveloppe d'épargne très proche de l'assurance-vie : on y verse librement, on répartit entre fonds euros et unités de compte, et on rachète à tout moment. La grande différence est qu'il ne couvre pas un risque lié à la vie du souscripteur : il ne se dénoue pas au décès et peut être transmis de son vivant.
Sur les rachats, aucune : mêmes supports, mêmes taux, mêmes abattements. La différence se joue à trois moments : la donation de son vivant (possible pour le capi, pas pour l'AV), le décès (l'AV transmet hors succession avec 152 500 € d'abattement, le capi entre dans la succession) et la détention par une société (réservée au capi).
Identique à l'assurance-vie : seuls les gains sont imposés. Avant 8 ans, flat tax de 30 % (12,8 % + 17,2 % de PS). Après 8 ans, abattement annuel de 4 600 € (9 200 € en couple) puis 7,5 % (primes ≤ 150 000 €) + 17,2 % de prélèvements sociaux. Ces derniers n'ont pas augmenté en 2026.
Contrairement à l'assurance-vie, le contrat n'est pas dénoué : il entre dans la succession et est soumis aux droits de succession classiques (sans l'abattement de 152 500 €). Mais les héritiers le conservent avec son antériorité fiscale, et les plus-values antérieures au décès sont purgées : ils ne seront imposés que sur les gains futurs.
Oui, c'est son atout majeur. On peut donner le contrat, en pleine propriété ou en démembrement, sans le clôturer. Le donataire conserve l'antériorité fiscale, les plus-values latentes sont purgées, et l'on utilise les abattements de droit commun (100 000 € par enfant tous les 15 ans). L'assurance-vie ne permet pas cela.
Oui, et c'est un usage privilégié. Les personnes morales — holding patrimoniale, SCI à l'IS, association — peuvent souscrire un contrat de capitalisation pour placer leur trésorerie excédentaire. La société est imposée annuellement sur un rendement forfaitaire (105 % du TME à la souscription), régularisé au rachat : une fiscalité lissée dans le temps.
Non. Le contrat de capitalisation n'a pas de clause bénéficiaire : il suit les règles civiles de la succession. C'est la contrepartie de sa souplesse de donation. Pour organiser une transmission au décès à des bénéficiaires désignés hors succession, c'est l'assurance-vie qu'il faut privilégier.
Ce n'est pas un choix exclusif : les deux sont complémentaires. On sature généralement l'assurance-vie jusqu'à l'abattement de 152 500 € par bénéficiaire, puis on ouvre un contrat de capitalisation pour le surplus, les donations démembrées progressives et la trésorerie de société. La combinaison est souvent la plus efficace.
Non. Comme l'assurance-vie, le contrat de capitalisation n'est pas concerné par la hausse des prélèvements sociaux de la LFSS 2026 : les gains restent soumis à 17,2 %.
Pour ceux qui ont déjà bien rempli leur assurance-vie, ceux qui veulent transmettre de leur vivant (notamment en démembrement), et les dirigeants souhaitant valoriser la trésorerie d'une holding ou d'une SCI à l'IS. Dans ces trois cas, le contrat de capitalisation apporte ce que l'assurance-vie ne peut pas offrir.

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Bonnet & Doyen Conseil, conseiller en investissements et courtier en assurance, est adhérent de la CNCGP, association professionnelle agréée par l'AMF et l'ACPR.