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Ne faites pas cela sur votre assurance-vie en 2026 !

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Ne faites pas cela sur votre assurance-vie en 2026 !
Ne faites pas cela sur votre assurance-vie en 2026 !

Comment bien transmettre son entreprise : quelles sont les étapes clés à connaître pour éviter une fiscalité excessive ?

Transmettre son entreprise est l’un des moments les plus stratégiques de la vie d’un chef d’entreprise. Après avoir créé de la valeur, structuré une activité et développé un savoir-faire parfois unique, se pose une question centrale : comment transmettre ce patrimoine professionnel sans le voir amputé par une fiscalité lourde, voire confiscatoire ? Cette problématique concerne aussi bien les dirigeants proches de la retraite que ceux qui souhaitent anticiper, sécuriser l’avenir de leurs proches ou préparer la continuité de leur entreprise.

Ce sujet est au cœur d’un épisode de notre podcast « L’Art de la Gestion Patrimoniale », dans lequel nous échangeons avec Sarah Mendez, avocate fiscaliste spécialisée en transmission d’entreprise, qui accompagne quotidiennement des dirigeants confrontés à ces enjeux. À travers son expérience de terrain, elle met en lumière les dispositifs juridiques et fiscaux existants, souvent mal connus, mais pourtant essentiels pour transmettre une entreprise dans de bonnes conditions.

Dans cet article, nous allons poser le cadre, expliquer les grandes étapes à connaître et évoquer les principaux dispositifs utilisés en pratique, sans entrer dans le détail technique. L’objectif est de vous permettre de comprendre les enjeux, d’identifier les bonnes questions à se poser et de vous donner envie d’aller plus loin en écoutant l’épisode dédié du podcast.

Pourquoi les frais de versement, de gestion et d’arbitrage de l’assurance-vie peuvent détruire votre performance sans que vous le sachiez ?

L’une des erreurs les plus fréquentes, et sans doute la plus coûteuse sur le long terme, consiste à ne pas analyser en détail les frais de son contrat d’assurance-vie. Beaucoup d’épargnants se focalisent uniquement sur la performance affichée, sans jamais se demander ce qu’ils paient réellement chaque année pour détenir ce contrat.

En 2026, il existe encore de nombreux contrats avec des frais d’entrée élevés. Certains épargnants acceptent sans broncher de payer 3 %, 4 % voire 4,5 % dès le premier versement. Cela signifie concrètement que l’argent ne commence jamais à travailler à 100 %. Dès le départ, le capital est amputé, ce qui pénalise mécaniquement la performance future.

À ces frais d’entrée s’ajoutent souvent des frais de gestion annuels, auxquels peuvent venir se greffer des frais de gestion sous mandat, des frais d’arbitrage ou encore des frais cachés liés à certaines options de gestion. Pris individuellement, ces frais peuvent sembler anodins. Additionnés sur 20, 30 ou 40 ans, ils deviennent destructeurs de valeur.

En 2026, ignorer la structure de frais de son assurance-vie revient à accepter de travailler pour son intermédiaire financier plutôt que pour soi-même. C’est une erreur d’autant plus grave qu’il existe aujourd’hui des alternatives beaucoup plus vertueuses, à condition de savoir les identifier.

Est-ce une bonne idée de faire confiance à son banquier ou à un proche pour gérer son assurance-vie ?

Beaucoup d’assurances-vie sont souscrites par réflexe, par loyauté ou par confiance affective. Un conseiller bancaire, un courtier recommandé par un ami, un proche qui travaille dans la finance. L’épargnant pense être bien accompagné parce qu’il connaît la personne.

En réalité, en 2026 plus que jamais, cette confiance peut devenir une faiblesse. Le conseiller n’est pas toujours aligné avec les intérêts de son client. Il peut être rémunéré sur les frais, sur les encours, sur la vente de certaines options ou sur la mise en place de gestions déléguées coûteuses. Ce conflit d’intérêts est rarement expliqué clairement.

L’erreur n’est pas de se faire accompagner. L’erreur est de ne pas comprendre comment cet accompagnement est rémunéré et quels impacts cela a sur la performance du contrat. Un intermédiaire peut être un véritable allié patrimonial ou, au contraire, devenir un frein invisible à la croissance de votre épargne.

En 2026, confier son assurance-vie sans poser de questions, sans comparer et sans remettre en cause les recommandations reçues est une erreur qui peut coûter très cher sur la durée.

Faut-il encore investir uniquement sur le fonds en euros en 2026 ?

Le fonds en euros rassure. Capital garanti, rendement connu, absence de volatilité apparente. Pendant longtemps, il a constitué le cœur de l’assurance-vie des Français. Pourtant, en 2026, tout placer sur le fonds en euros est devenu l’une des erreurs les plus fréquentes et les plus pénalisantes.

Le contexte de taux a évolué. Si le fonds en euros a connu un léger regain d’attractivité ces dernières années, ses rendements restent structurellement limités. Sur le long terme, ils peinent à battre l’inflation. Autrement dit, l’épargnant pense sécuriser son argent alors qu’il en perd progressivement le pouvoir d’achat.

Investir uniquement sur le fonds en euros revient à refuser toute forme de risque, tout en espérant un rendement significatif. Or, cette équation n’existe pas. En 2026, la performance passe nécessairement par une diversification, même maîtrisée, même prudente.

Cela ne signifie pas qu’il faut supprimer totalement le fonds en euros. L’erreur n’est pas de l’utiliser, mais de l’utiliser à mauvais escient, sans cohérence avec ses objectifs, son horizon de placement et sa capacité à accepter une part minimale de risque.

Les offres boostées sur le fonds en euros sont-elles vraiment avantageuses ou trompeuses ?

De nombreuses compagnies d’assurance mettent en avant, en 2026, des fonds en euros « boostés ». Ces offres attirent l’attention avec des rendements supérieurs à la moyenne, parfois très séduisants sur le papier. Pourtant, elles cachent souvent des conditions strictes que beaucoup d’épargnants découvrent trop tard.

Le rendement boosté est généralement conditionné à une part minimale investie en unités de compte. Plus l’épargnant cherche à sécuriser son capital en augmentant la part de fonds en euros, plus il perd le bénéfice du boost. Cette mécanique pousse parfois à des allocations incohérentes, dictées par le marketing plutôt que par une vraie stratégie patrimoniale.

L’erreur en 2026 est de se focaliser uniquement sur le taux affiché sans comprendre les règles du jeu. Une assurance-vie ne se juge pas sur une promesse ponctuelle, mais sur la cohérence globale de sa structure, de ses frais et de ses supports d’investissement.

Pourquoi la clause bénéficiaire est-elle l’élément le plus négligé de l’assurance-vie ?

La clause bénéficiaire est souvent considérée comme un simple détail administratif. Beaucoup d’épargnants la laissent telle quelle, avec la clause standard proposée lors de la souscription. En 2026, c’est une erreur majeure.

La clause bénéficiaire est en réalité le véritable outil de transmission de l’assurance-vie. Elle permet de désigner librement les bénéficiaires, de répartir les capitaux, d’anticiper les successions et d’optimiser la fiscalité. Une clause mal rédigée peut entraîner des conflits familiaux, des erreurs de transmission ou une fiscalité inutilement lourde.

Chaque situation patrimoniale est unique. Famille recomposée, enfants de différents lits, concubinage, PACS, volonté de protéger un proche ou de transmettre à une personne sans lien de parenté. En 2026, laisser une clause bénéficiaire générique revient à passer à côté d’un potentiel patrimonial considérable.

Faut-il attendre absolument les 8 ans de son assurance-vie avant de faire un rachat ou de changer de contrat ?

L’idée selon laquelle il ne faudrait jamais toucher à son assurance-vie avant 8 ans est profondément ancrée dans les esprits. Pourtant, en 2026, cette croyance est largement dépassée.

La fiscalité de l’assurance-vie a évolué. L’écart entre un rachat avant et après 8 ans est bien moins significatif qu’auparavant, surtout lorsque les gains sont faibles ou lorsque la performance du contrat est médiocre. Attendre uniquement pour des raisons fiscales peut parfois coûter plus cher que ce que cela rapporte.

L’erreur consiste à conserver un contrat peu performant, mal structuré ou trop chargé en frais simplement par peur de la fiscalité. En 2026, la liquidité de l’assurance-vie est l’un de ses grands atouts. Ne pas l’utiliser par crainte infondée revient à brider son patrimoine.

Pourquoi se précipiter sur un rachat peut-il augmenter inutilement la fiscalité ?

Beaucoup d’épargnants effectuent des rachats dans l’urgence, sans réflexion globale. En fin d’année, pour financer un projet, aider un proche ou faire face à une dépense imprévue, le rachat est parfois réalisé sans stratégie fiscale.

Pourtant, le calendrier peut avoir un impact significatif. L’utilisation des abattements fiscaux, notamment après 8 ans, se raisonne dans le temps. Fractionner un rachat, attendre quelques jours ou anticiper l’année suivante peut parfois réduire sensiblement l’imposition.

En 2026, se précipiter sans conseil est une erreur fréquente. L’assurance-vie est un outil flexible, mais cette flexibilité doit être utilisée intelligemment.

Pourquoi penser que l’assurance-vie est un placement bloqué est une fausse croyance dangereuse ?

L’assurance-vie souffre encore d’une image de placement peu liquide. Beaucoup d’épargnants pensent qu’ils ne pourront pas récupérer leur argent facilement ou rapidement. Cette perception conduit parfois à des décisions incohérentes, comme refuser d’investir ou conserver des liquidités dormantes.

En réalité, l’assurance-vie est disponible à tout moment. Les rachats partiels sont possibles, les versements peuvent être ajustés, et l’épargne peut évoluer avec les projets de vie. En 2026, ne pas intégrer cette souplesse dans sa stratégie patrimoniale est une erreur de compréhension qui limite fortement l’efficacité du contrat.

Ce que vous devez retenir avant d’aller plus loin sur votre assurance-vie en 2026

Les erreurs liées à l’assurance-vie ne sont pas toujours spectaculaires. Elles sont souvent silencieuses, progressives et invisibles au quotidien. Ce sont pourtant elles qui font la différence entre un contrat qui accompagne réellement un projet de vie et un contrat qui sous-performe pendant des décennies.

Si ces sujets vous interpellent, si vous avez reconnu certaines situations ou si vous souhaitez comprendre comment éviter ces pièges sans tomber dans des solutions toutes faites, nous allons beaucoup plus loin dans notre podcast.

Pour approfondir ces erreurs, comprendre les mécanismes en détail et découvrir comment aborder l’assurance-vie avec une vraie logique patrimoniale, nous vous invitons à écouter notre podcast « L’Art de la Gestion Patrimoniale ». L’épisode consacré à l’assurance-vie vous permettra d’aller bien au-delà de cet article et de comprendre les enjeux réels de votre épargne. Retrouvez-nous sur YouTube, Spotify, Apple Podcast et Deezer.

FAQ – Assurance-vie 2026

L’assurance-vie est-elle toujours intéressante en 2026 ?

Oui, mais uniquement si elle est bien structurée, avec des frais maîtrisés et une stratégie cohérente.

Peut-on retirer son argent d’une assurance-vie à tout moment ?

Oui, l’assurance-vie est totalement disponible, sans pénalité contractuelle.

Le fonds en euros est-il encore utile ?

Il peut l’être, mais uniquement comme outil de sécurisation partielle et non comme support unique.

La clause bénéficiaire doit-elle être mise à jour régulièrement ?

Oui, chaque changement de situation personnelle doit conduire à une révision de la clause.

Les frais ont-ils vraiment un impact sur le long terme ?

Oui, même un écart de 1 % par an peut représenter plusieurs dizaines de milliers d’euros sur la durée.

Faut-il forcément attendre 8 ans pour agir sur son contrat ?

Non, la fiscalité ne doit jamais être la seule raison de conserver un mauvais contrat.